Canada
Le gouvernement fédéral a réalisé d’importants investissements en matière d’égalité des sexes, notamment en finançant le Programme fédéral de promotion des femmes, les initiatives du CRSNG et la Stratégie canadienne pour l’apprentissage. Grâce au programme WAGE, son champ d’action s’est élargi pour inclure l’intersectionnalité, l’inclusion des personnes 2SLGBTQIA+ et la lutte contre le racisme. Des cadres nationaux tels que le Plan d’action contre la violence fondée sur le sexe et les accords sur la garde d’enfants soulignent la manière dont le leadership fédéral peut favoriser les progrès entre les différentes juridictions.
Toutefois, le rapport du CCFSIMT identifie des lacunes importantes. Le Canada manque d’une stratégie nationale coordonnée pour les femmes dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des métiers spécialisés et de la technologie (SIMT), avec des programmes fragmentés et une responsabilité peu claire. Les mécanismes de financement manquent souvent de transparence et d’évaluation, ce qui limite leur impact à long terme. Le CCFSIMT préconise une planification nationale, des structures de responsabilité indépendantes et une application plus stricte afin de garantir que les investissements entraînent des changements durables.
Le bulletin sur l’égalité des sexes du CCFSIMT indique que le Canada a fait des progrès en matière d’égalité des sexes dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des métiers et de la technologie, même si d’importantes disparités subsistent. Les femmes, en particulier celles issues des communautés autochtones, racialisées, handicapées et 2ELGBTQI+, continuent d’être confrontées à des inégalités salariales, à une sous-représentation dans les postes de direction et à des obstacles à l’entrée et au maintien dans l’emploi.
Le rapport d’évaluation sur l’égalité des sexes de la CCFSIMT souligne que les autorités compétentes jouent un rôle crucial dans l’aménagement des lieux de travail et l’expérience des personnes qui y travaillent. Pour sa part, le gouvernement canadien a obtenu la note B, ce qui reflète les progrès accomplis, mais souligne qu’il reste encore beaucoup à faire. La plupart des gouvernements provinciaux et territoriaux n’ont pas obtenu d’aussi bons résultats. Le rapport préconise une coordination nationale plus forte, une application plus efficace des lois sur l’égalité et des lieux de travail plus sûrs et plus accessibles, ainsi que des mesures de soutien pratiques telles que la garde d’enfants et la reconnaissance des diplômes afin de parvenir à une inclusion durable dans les domaines SIMT.
Des mesures ciblées en matière d’application de la loi, d’harmonisation des diplômes, de sécurité au travail et de transparence salariale, en particulier pour les groupes méritant l’équité, permettront de transformer le potentiel en impact durable.
Certaines femmes et personnes de genre divers accèdent à des postes de direction, démontrant ainsi le potentiel du secteur.
Le Canada a posé les bases nécessaires pour lutter contre la discrimination et promouvoir l’inclusion, mais la mise en œuvre inégale et la responsabilité limitée laissent une marge d’amélioration considérable.
Toutes les juridictions ont des lois sur les droits de la personne, mais seules quelques-unes disposent de bureaux de l’égalité des sexes dotés de ressources suffisantes ou exigent une analyse comparative approfondie entre les sexes (ACAS+), ce qui révèle des écarts entre les engagements politiques et les mesures cohérentes.
La CCFSIMT reconnaît que notre grande communauté des sciences, de l’ingénierie, des métiers et de la technologie (ou SIMT) est située sur les territoires ancestraux cédés et non cédés des Premières nations, des Inuits et des Métis d’un océan à l’autre, dans ce qui est maintenant connu comme étant le « Canada ». La CCFSIMT croit fermement que les SIMT s’enrichissent des relations collectives et du partage des connaissances, et s’engage à améliorer et à bâtir ces relations. Reconnaissance du territoire complète