Le SFI a été fondé en 2016 lorsqu’un groupe d’ingénieures, toutes d’anciennes collègues d’Enbridge, a constaté les défis et les occasions concernant la rétention des femmes et des ingénieur·e·s de diverses identités de genre. Martha Vega-Smith a fait partie de l’équipe fondatrice du SFI. Au fil des ans, Martha a pris la parole lors de quatre sommets, a obtenu des commandites et a recruté des conférencier·ère·s pour les mettre en contact avec leur communauté.

Elle explique que l’idée du SFI est venue de la fondatrice Claudia Gomez-Villeneuve, à l’époque ingénieure des pipelines, après avoir assisté à un événement à Calgary et fait du bénévolat pour la conférence CCFSIMT 2018. « [Claudia] a réuni un petit groupe d’entre nous pour construire quelque chose de local et de profondément percutant ‒ un espace où les femmes et les personnes sous-représentées en ingénierie pourraient parler ouvertement, apprendre les unes des autres et se sentir vues, explique Martha. Cette vision m’a profondément interpellée et je m’y suis impliquée depuis lors. »
Martha considère sa participation à la conférence comme l’un des aspects les plus significatifs de son parcours professionnel. « Le SFI est plus qu’une simple conférence; c’est une communauté fondée sur l’empathie, la lutte commune et l’encouragement mutuel, affirme-t-elle. Qu’il s’agisse de faire du mentorat pour une personne tout au long du processus d’obtention d’une licence, de conseiller d’autres personnes dans leur recherche d’emploi, dans la préparation de CV et d’entrevues, ou de contribuer à donner le ton à nos programmes, j’ai toujours eu le sentiment que notre travail faisait une différence tangible. »
Cette différence est mise en évidence par la croissance de l’équipe principale de bénévoles : plusieurs d’entre eux·elles étaient des bénévoles récurrent·e·s ayant participé à trois sommets ou plus.
« Au fil du temps, j’ai constaté que ces expériences donnaient aux gens le courage de prendre des décisions audacieuses dans leur carrière, explique Martha. De nombreuses personnes ont déclaré que le bénévolat et la participation au sommet ont validé leurs pensées et leurs sentiments, et leur ont donné la clarté et la confiance nécessaires pour occuper des fonctions de leadership, obtenir leur licence professionnelle ou poursuivre une initiative dans le domaine de l’ingénierie qui aura un impact durable sur notre communauté. Ces retombées sont ce qui rend le SFI si puissant : ce n’est pas seulement une conférence, c’est un catalyseur. »

Le SFI a créé un sentiment d’appartenance et a fait entendre de nouvelles voix, offrant aux ingénieur·e·s émergent·e·s une plateforme pour partager leurs histoires et explorer leur parcours dans la profession. Il était important pour Martha de participer à ce projet, « parce que trop de femmes compétentes et de personnes méritant l’équité quittent l’ingénierie, non pas par manque de compétences ou d’ambition, mais parce que les systèmes n’ont pas été façonnés en pensant à elles.
Le SFI était notre façon de dire : « Vous avez votre place ici. » Il est important de créer des espaces où les difficultés sont reconnues, où les solutions sont partagées et où le succès est redéfini par le soutien et non par le contrôle. »
Les conférences du SFI ont apporté une contribution précieuse à l’équité des genres dans les SIMT, en soutenant et en influençant d’innombrables personnes à travers le Canada. La CCFSIMT est reconnaissante de la donation d’une partie des bénéfices de la conférence à la CCFSIMT pour soutenir notre tradition de conférences. Nous avons l’honneur de perpétuer l’héritage du SFI.
Avez-vous une histoire à suggérer? Nous publions les histoires de nos membres, des travailleur·euse·s en SIMT, des membres du conseil d’administration, des partenaires, des personnes-ressources des projets, etc. Envoyez vos idées par courriel à l’adresse communications@ccwestt.org.

